
En attendant que le prof arrive pour le TP de ce soir, je me suis un peu promené dans l'enceinte du CNAM.
De retour chez moi, j'ai repris mes exercices de recherche opérationnelle...
Les examens se rapprochent, le stress augmente, pourtant je crois que j'ai déjà plus révisé les 2 matières de ce semestre que la somme de mes révisions de Bac et de DUT...
19 commentaires:
En même temps c'est pas dur, on a jamais rien revisé pour les exams...
C'est clair...
Belle photo !
Ah non Lily je proteste ! Pour le bac j'ai révisé 1h la philo et 1h la physique ! Non mais :)
Merci Kala !
Je sais pas comment vous faisiez, moi je devais tout apprendre par coeur ! Ca m'a donné des bonnes habitudes pour la prépa en tout cas ^_^
C'est pas plus mal lol... Je crois qu'on avait certaines facilitées qui nous ont rendu faignant face aux études :o
Graaaaave !!! On s'est reposés un peu trop sur nos lauriers je crois...
Qu'il est doux de vous entendre enfin admettre que vous n'avez jamais forcé et qu'avec un peu plus de travail, vous auriez pu faire encore mieux...
Grrr, sales gosses !
Je rigole car finalement je suis quand même assez fière de vous !
Faire encore mieux ?
Mais pourquoi faire ?
On aurait pas eu un meilleur taf pour autant... Enfin moi en tout cas...
Moi perso en L, et meme après en fac, les révisions ne servaient à rien puisque le gros de la note n'avait rien à voir avec du par coeur.
Si t'es nul en dissert, meme si t'as bien compris le cours, t'as une sale note...
Hehe Mamie Jojo je m’en rends compte depuis bien longtemps :)
Quand je repense à mes études je me dis que si je pouvais effectivement me passer d'école d'ingénieur, en travaillant plus sérieusement j'aurai pu le faire les doigts dans le nez. Et le fait que j’ai pu me passer de ces 3 années ne veut pas dire qu’elles ne m’auraient servies à rien, pour deux raisons :
1) Puisque nous sommes en France qui est connue pour être un pays attaché aux diplômes plus qu’à l’expérience, indépendamment des autres contraintes de distance et d’argent, en bossant plus sérieusement j'aurai pu envisager de faire le choix d'une grande école, ce qui m’aurait ouvert des portes qui me sont fermées aujourd'hui.
2) Je me sens dans un secteur où la qualité de l'apprentissage scolaire aide à se démarquer. Et les compétences qui font la différence je les regrouperais bien en 3 catégories :
- Les compétences techniques, bases du métier d'informatique, qui s'apprennent bien en second cycle orienté métier type IUT, mais peuvent se rattraper sur le tas. Tout le monde a à peu près le même niveau sur les aspects proches du métier d'informatique qu’il soit bac +2 ou +5, et ce n’est pas ce qui fait la différence au final.
- Plus important, la maitrise du français et de l'anglais. Et c'est idiot mais ça, les seuls qui étaient capables de nous le dire, dans ma mémoire c'était les profs d'allemand…
- Le plus important, les aptitudes professionnelles du type autonomie, travail en équipe, esprit d'initiative, communication, ce type de compétences dans lesquels certains auront des facilités naturelles, mais qui s’apprennent quoiqu’on en dise. Pour moi ce sont des compétences qu'on va plutôt travailler dans le second cycle... mais qu’on a survolé a l'IUT, tellement nous étions occupés à apprendre un métier. C’est ce qui fait à mes yeux la différence fondamentale entre une école d’ingé et un IUT, BTS/
Aujourd'hui je ne sais pas dire quelles sont les compétences que j'ai raté en m'arrêtant au bac +2 mais je sens qu'elles existent et que je ne les possède pas. J'y caserai bien tout ce qui a trait au management, l’expression orale, la négociation, une capacité d'adaptation qui fait que l'on peut réellement choisir le métier de son choix parce qu'on a appris à s'adapter à toutes les situations.
Je ne me fait pas d'illusions, le jour où la crise de l'emploi touchera inévitablement le métier de l'informatique, au hasard quand les délocalisations en chine seront la norme, c'est pas les 3 pov’ connaissances en C++ datant de l'IUT qui feront la différence pour que je puisse conserver un emploi, mais bien une capacité d'adaptation qui ne m’est pas inné, que je n'ai pas appris en second cycle, et que l'expérience des années professionnelles ne développe pas franchement.
Tu dis que ça ne sert à rien d'apprendre par cœur pour faire une bonne dissertation, c'est sûr ! Mais une dissert se construit mieux sur des fondations solides, et si maitriser par cœurs des concepts d'une matière ne suffit pas à en faire une bonne dissertation, l'inverse est vrai aussi : à part en politique, broder sur du vide ne fera pas longtemps illusion, et si ça peut passer en français c’est impossible en éco et en histoire. Et encore pour le français, parce que pour se venger du manque de connaissances à avoir ils vont te demander de connaître des citations et références littéraires qui me semblent encore plus difficiles à maîtriser que des périodes historiques et des concepts d’économie.
Au final c’est sûr que l’importance des études dépend beaucoup du secteur dans lequel tu bosses : recherche, éducation, social, services, agriculture, industrie… Je crois que le plus important dans les années pré bac n'est pas tant ce que cet apprentissage offre comme horizon professionnel direct, mais les portes que ça ouvre dans le second cycle, ce qui permet ensuite de choisir une filière dans un panel de métiers beaucoup moins restrictif.
Si j’avais un conseil à donner aux jeunes, ce serait de pousser les études aussi loin qu’ils en sont capables pour s’ouvrir le maximum de portes, même si c'est pour revenir un jour sur un métier qui ne demandait pas d'aller si loin. (sans pour autant tomber dans le vice de la recherche qui peut fermer plus de portes qu’elle n’en ouvre)
Que de commentaires pertinents et que malheureusement les jeunes en âge d'apprendre ne veulent pas entendre.
Notre expérience ne t'as pas servi pour te motiver à continuer dans les hautes études (il y avait aussi un autre critère plus matériel mais non négligeable...)et ton expérience ne servira pas aux jeunes, qui comme toi à l'époque, penseront que tout ces "vieux cons" n'y connaissent rien.
L'ambiguïté c'est que c'est à l'âge où on a envie de vivre et s'amuser qu'il faudrait être le plus sérieux pour se construire un avenir.
Journée philosophie ou psychologie...
Moi je suis persuadée que tout ça dépend vraiment de la filière.
En pré bac on m'a d'emblée réduit les choses auxquelles j'avais pourtant envie de m'intéresser : faire une S qd on veut faire des langues ? Pas possible. Aller en L, mademoiselle... Peu importe si ça ne m'interesse pas.
Après, le choix c'est : aller en fac ou faire une classe prépa.
Mais quel est intérêt de la seconde qd tu penses vouloir etre prof ??
Sauf que, qd tu te rends compte en fac que ta filière ne mène qu'à faire prof et que toi t'aurai aimé pouvoir faire AUSSI autre chose de ton niveau d'anglais, bin c'est trop tard...
Tu veux te réorienté ? Bin reprends à zéro dans une autre filière...
Perso je ne comprend meme pas que la dissert soit le seul moyen d'évaluation (ou presque) dans quantité de filières. Ca ressemble à quoi ?
En quoi une dissert EN FRANCAIS sur "les objets" dans Twelfth night ou encore sur "le temps" dans tel bouquin de Dickens (sujet veridiques sur lesquels je suis tombée...) va faire de nous de bons profs d'anglais ???
Ah ça on sait faire de belles phrases en français !
Mais savoir si on connait le vocabulaire élémentaire en anglais, si on sait l'utiliser correctement ou encore si on est suffisamment pédagogue pour pouvoir l'enseigner à des "apprenants" n'entre pas en ligne de compte pour recruter les futurs profs...
Ca me depasse, moi.
Et après ça on se plaint que les profs sont nuls ?! Normal, on leur apprend à faire de belles phrases au lieu de leur apprendre à maitriser leur matière et à gérer des élèves...
Pour l'enseignement de l'anglais, vu ce que tu dis on te demande de faire en tant qu'etudiant en anglais pour devenir prof d'anglais ce qu'on demande a un etudiant en français pour devenir prof de français, si on peut pas dire que c'est comparable vu que les futurs étudiants ne seront pas au même niveau dans la langue, ça semble quand même assez logique.
Pure supposition, j'imagine qu'on ne demande pas a un prof de français en master de prouver qu'il sait conjuguer l'imparfait du subjonctif? Pourtant s'il va enseigner à l'étranger, il en aura besoin, tout autant qu'un français qui enseignera l'anglais en France a besoin de maitriser les tortures anglaises équivalentes... toutes vues et revues au collège / lycée.
Je suppose qu'ils jugent qu'en français comme en anglais l'important a ce niveau d'études n'est plus de savoir bien écrire, mais de les préparer soit à la recherche soit a l'enseignement de 2nd ou 3ème cycle. Ce qui n'empêche pas d'enseigner au collège ou tout ceci ne servira effectivement probablement a rien :p
Si l'enseignement forme des spécialistes plutôt que des formateurs, le problème est peut etre plus sur le manque d'enseignement des techniques d'enseignement mais ca c'est peut être plutôt l'IUFM qu'il faut blâmer ?
Concernant les dissert j'ai pas d'idée particulière de ce à quoi ça peut servir pour l'anglais, surtout si elles sont en français (j'ai jamais compris ce délire), mais pour les autres matières ça me semble assez adapté. J'imagine mal un économiste ne pas savoir aligner 3 mots sur un papier, et ca me semble autant valable pour un chercheur, biologiste, mathematicien, physicien, linguiste, ethnologue, et tant d'autres specialistes qui passent a priori une part importante de leur temps à publier des articles, des études ou des bouquins, et où le fond aussi bien pensé soit-il perdrait de sa puissance et de sa portée sans une forme digne et bien bâtie pour lui donner vie.
Je ne suis pas bien ton raisonnement là en fait.
(H.S : Enseigner le français à l'etranger c'est une filière à part, avec une formation à part que l'etudiant lambda n'a pas.)
En linguistique (ma matière de prédilection...) justement : pas de dissert (tu comprends mieux pourquoi j'explosais ma moyenne... lol). Tout comme en langue orale, ou en histoire de la litterature anglo-saxonne :
Des connaissances à connaitre, une question/une réponse (un peu argumentée certes mais ce qui compte c'est ce que l'on sait du sujet et non comment on le tourne)
Quand tu voyais le niveau de certains étudiants, franchement ça faisait flipper, qu'un jour ces gens enseignent une langue qu'ils ne maitrise pas correctement à des millions d'enfants... Ils savent utiliser des tournures de phrases qu'on utilise à l'écrit mais sont incapables d'aligner 3 mots à l'oral...
De leur propre aveu, a l'IUFM, les étudiants dont c'est la langue maternelle (!!!) n'obtiennent pas les meilleurs résultat au concours et ne sont pas non plus les + nombreux à réussir. Où est la logique ?
Perso je n'ai jamais aussi bien appris l'anglais qu'avec des gens dont c'était la langue maternelle (eux sont surs des tournures de phrases, du vocabulaire...) mais bon...
Quant à l'IUFM, je n'en parle même pas : complètement a coté de la réalité du terrain et du boulot de prof.
On nous fait ingérer un dictionnaire de didactique (un élève n'est pas un élève c'est un apprenant,une faute n'est pas une faute, c'est une erreur, il faut dispenser des savoirs, des faire et des savoirs faire... tout en ayant une pratique raisonnée de la langue. A quoi ça sert ce nouveau jargon concretement dans la vie d'un prof ?!?)
On nous apprend à suivre comme des moutons les instructions du ministere et des sacrosaint diplomés de sciences de l'education (qui n'ont jamais mis un pied dans une salle de classe eux (sont meme pas profs d'ailleurs...)), et peu importe que les directives aillent à l'encontre du bon sens et donnent quantité d'analphabètes...
Enfin bref...
Je répond sur iPhone ces derniers jours donc ça limite un peu la clareté, je répondrais plus clairement de mon ordi ;)
Tout ce que je voulais dire c'est que l'enseignement LMD forme à la base des spécialistes, des gens compétents dans leur domaine, et pas forcément des animateurs pédagogiques répandant les dernières théories à la mode. Dans ma compréhension l'enseignement "de l'enseignement" ça concerne l'IUFM et les spécialisations prises en LMD, type FLE, mais pas le cœur du diplôme, non ?
Ceci dit vu que tu dis que ta seule issue possible c'était d'être prof, ça doit précisément vouloir dire que je me trompe, mais je trouve ça quand même bizarre.
Enfin dans le pire des cas, tu as l'immense chance de maitriser deux langues, et ça, ça ouvre quoiqu'il arrive des portes qui resteront fermés à quelqu'un qui s'est arrêté au bac et qui ne maitriserait pas plus un métier que celui qui a fait 5 ans de langues et ne veut pas faire de l'enseignement. Avec le même type d'études, Jessica travaillait dans une boite anglaise de support informatique, Coralie a travaillé dans une entité de formation d'une banque, c'est qu'il existe quelques ouvertures.
Je parlais de dissertation par abus de langage et sens très large qui va de la classique dissertation d'argumentation en 3 parties telle qu'on l'apprend au collège, en passant par l'explication d'un livre, jusqu'aux mémoires et thèses universitaire, bref tout ce qui va pousser un spécialiste, éventuellement non-prof, à prendre un crayon plutôt que de se contenter de parler, c'est là que je disais que ça touche à tous les secteurs. Si on s'arrête à la dissertation argumentaire, qui va développer l'analyse, la réflexion et la synthèse, pour moi c'est la seule finalité, et la maitrise de la matière en elle même va être vérifiée sur le contenu de la dissertation d'une part mais aussi sur d'autres types d'exercices, comme les traductions.
Sinon rien à voir mais en me reposant la question de l'intérêt des disserts d'anglais faites en français, je me suis dit que si j'avais à écrire un livre sur l'utilisation des points virgules dans l'œuvre de Charles Dickens j'imagine que j'aurais envie de le publier en français, pour toucher des universitaires, étudiants et passionnés français, et pas systématiquement en anglais. C'est peut être une spécificité française de vouloir pousser l'enseignement vers une direction qui pousse à travailler en français même sur une langue étrangère, je ne sais pas si c’est une mauvaise chose mais ça permet au moins d’avoir des ressources en français, ce qui est toujours agréable quand tu as le choix.
Tu parles des lacunes de bases de certains étudiants, c'est bien malheureux mais faut pas se leurrer, des tacherons il en sort et en sortira continuellement de tous les diplômes. Il y en aura toujours qui iront le plus loin possible dans les études parce qu'ils ont une peur bleue de se retrouver sur le marché de l'emploi, ça donne par exemple de beaux ingénieurs parfaitement médiocres et inaptes à travailler, et je vois mal comment l'éducation pourrait éviter cet inévitable problème, suppression / réforme / réorganisation des Agreg, capes et autres IUFM ou pas.
Au hasard... en arretant de tout miser sur les dissert ^_^ lol
C'est pas compliqué : on connait ou on ne connait pas son sujet.
Si on ne le connait pas, la réponse étant fausse on se tape une sale note et on ne passe pas en année supérieure...
Alors qu'avec ses fichues dissert, ceux qui parlent bien arrivent a passer au travers...
Toi tu connais la réponse mais n'est pas un pro de la prose tu te fais recaler...
Moi qd je parle de dissert, je parle de celles qui tombent aux partiels ou aux concours du type de celles que j'ai cité + haut (pas des mémoires ou thèses que pour le coup je trouve complètement légitimes, ni des explication de livres que pour des raisons obscures on ne nous réclame plus en fac...)
pourquoi je dis que le seul truc qui s'offre à moi c'est "faire prof" ?
Parce que si tu veux etre interprète-traducteur comme je l'ai envisagé un moment, faut faire l'ESIT (l'ecole d'interprete-traducteur... 5 ans d'etude en + des 4 déjà fait !! 9 ans !! + qu'un toubib...),
si tu veux etre secretaire bilingue (deja vaudrait mieux etre trilingue... ) bin t'as forcément pas le niveau en secretariat, qu'importe que tu parles bien anglais...
si tu veux etre guide (faire des visites guidée pour les etranger) bin il faut avoir fait de l'histoire de l'art...
Tout est comme ça.
La seule filière (qd tu n'es pas commerciale pour 2 sous comme moi) où ta seule formation en anglais suffit, c'est prof...
Mais chuis entièrement d'accord, il serait surement + facile pour moi de trouver n'importe quel boulot à l'etranger (sans etre obligé de repasser par la case formation annexe comme en France)
Enregistrer un commentaire